Inclusion

Vouloir raisonner la scolarisation des enfants handicapés
Carnets Rouges, n°15, janvier 2019
« Que le droit à l’éducation constitue un droit absolu, sans limites, exige justement que nous soyons capables de réfléchir celles de l’inclusion. A défaut de quoi nous prendrions le risque de renoncer à l’effectivité de l’éducation pour satisfaire une idéologie irraisonnable de l’inclusion. »


Pour une inclusion raisonnée
revue du CERFOP, n°31, novembre 2016
« Sans doute, quelques-uns accuseront cet article de freiner l’élan avec lequel notre société affirme sa volonté de lutter contre l’exclusion. Peut-être même l’accuseront ils de porter des idées réactionnaires et ségrégatives. Ils se trompent : il n’a d’autre volonté que celles d’une lutte pour l’égalité. Il interroge seulement l’idéalisme des discours pour lui préférer le matérialisme d’une action sociale mesurée à l’aune de la réalité de ses effets. Et c’est pour cela qu’il ne peut suffire de décréter l’inclusion et que nous devons la raisonner. »


Pour une inclusion raisonnée
Psychologie et éducation, 2015-2, juin 2015
Intervention au Forum des RASED
« L’inclusion raisonnée est la condition de l’accès à l’égalité citoyenne. Elle refuse l’analyse binaire qui décréterait qu’il faudrait choisir entre inclusion et exclusion parce qu’elle affirme la nécessité de construire, dans la réflexion commune des professionnels et des parents, le parcours le mieux adapté possible aux besoins réels, quitte à ce que parcours doive faire le choix de différer ou de réduire l’inclusion scolaire. Et cela pour faire des choix guidés par les finalités et ne pas se contenter de nourrir des illusions en cédant aux demandes immédiates. Cela demande des moyens capables de répondre aux besoins éducatifs et thérapeutiques, cela demande des personnels d’accompagnement formés et plus nombreux. Cela demande un véritable investissement dans la formation des enseignants. »

Nouveau management public


Nouvelles cultures managériales
Rencontres FSU : « Bougeons l’École », Lurs (04), 6 octobre 2018

Comment le néo-management modifie les cultures de l’encadrement et transforme les principes fondamentaux d’organisation de l’action publique dans une perspective d’ouverture du marché scolaire et de transformation des statuts ?


Action publique éducative : mesurer l’essentiel ?
Carnets Rouges, n°12, janvier 2018
L’usage d’indicateurs dans la gouvernance de l’action publique revendique une double perspective d’amélioration des services rendus aux usagers et de maîtrise des coûts. Il s’inscrit dans une culture du résultat qui, à en croire ses promoteurs, constituerait la garantie des finalités fondamentales de l’action publique en permettant de définir des priorités stratégiques et d’en mesurer les performances mais qui  en réalité ne résout aucune des tensions entre la réalité et les idéaux égalitaires. 


Des vertus présumées de la nouvelle gouvernance
Inspecteur aujourd’hui, n°87, mars 2014
La nouvelle gouvernance est loin d’avoir fait la preuve des vertus qu’elle était censée distribuer dans nos administrations. C’est pourquoi nous continuons à porter un regard critique sur ses perspectives et à revendiquer que d’autres valeurs guident la réforme des organisations administratives.


Loyauté
Inspecteur aujourd’hui, n°72, juin 2010
La loyauté ne se résume pas à un concept univoque qui constituerait le prétexte d’une conception autoritariste de la hiérarchie. Elle ne peut se penser que dans la tension dialectique de la garantie du droit d’opinion du fonctionnaire et de la nécessité démocratique de la neutralité de l’enseignement.

Science et pédagogie

Carnets Rouges n°14, octobre 2018

Alors que l’autoritarisme ministériel de Jean-Michel Blanquer prétend se fonder sur les vérités incontournables d’une science qui serait capable de déterminer avec certitude l’action professionnelle des enseignants, il est sans doute utile de se pencher sur les idées de ceux qui, il y a maintenant un siècle, affirmèrent pour la première fois la volonté de fonder une pédagogie scientifique. Car ils ne le firent pas pour légitimer une prescription méthodologique mais, tout au contraire, pour libérer l’éducation des conceptions traditionnelles de dressage et de conditionnement.


La science peut-elle produire une évidence pédagogique?

Regards croisés, mars 2018

Au cœur du métier de l’enseignant, le travail didactique suppose l’acceptation d’une complexité, d’une insatisfaction permanente, d’un renoncement à la méthode idéale pour permettre, à la croisée des résolutions pratiques et des élaborations théoriques, une analyse continue des relations entre élèves et savoirs capable de conduire des adaptations incessantes. C’est cette compétence là qu’il faut soutenir, y compris par les productions de la recherche scientifique plutôt que de leurrer les enseignants sur les effets miraculeux de quelques procédés et la réassurance offerte par quelques vérités fragmentaires.


Science et pédagogie : déformations et impostures 

Agir pour l’École et le programme PARLER

Médiapart, 23 septembre 2017

Quand l’argument de la validation scientifique apparaît à nouveau comme une stratégie de communication pour défendre des choix idéologiques sans que réellement on puisse en tirer quelque conclusion que ce soit pour légitimer les méthodes prônées.

L’expérimentation Alvarez

Médiapart, 7 septembre 2017

Résumons-nous : la prétendue assise scientifique de la méthode Alvarez ne repose que sur les ambiguïtés entretenues de ses discours. À un tel degré de persévérance de l’ambiguïté, y compris en constatant ses effets sur les discours journalistiques, on ne peut croire raisonnablement qu’il s’agisse d’une erreur. Il n’est pas exagéré de parler d’imposture.


Les vérités de Jean-Michel BLANQUER

Médiapart, 5 juin 2018

L’école que défend le ministre est loin d’être guidée par la seule objectivité des choix. Elle porte un projet idéologique et politique particulier auquel des citoyens peuvent ou non adhérer mais qu’il est inquiétant de vouloir caractériser comme incarnant la vérité ! Il convient donc de douter des vérités de Jean-Michel Blanquer.


Ecoles privées

Écoles de l’endoctrinement
Enjeux, n°251, mars 2018
Allons-nous laisser se développer des écoles où l’endoctrinement de jeunes enfants est possible? Récemment une enquête a montré que cela pouvait aller jusqu’à des proximités entre une école et des mouvements considérant Hitler comme le « plus grand bâtisseur social » ! Sans doute de telles extrémités ne concernent pas toutes les écoles hors contrat mais elles témoignent de ce qui est possible, lorsqu’au nom de la liberté l’État renonce à ses prérogatives de contrôle pourtant légitimement fondées dans son devoir de protection des enfants et notamment ceux qui découlent de l’article 14 de la Convention des Droits de l’Enfant.

Loi Gatel : une réelle avancée?
La proposition de loi de Françoise Gatel adoptée mercredi par le Sénat permettra-t-elle une avancée notable dans le contrôle des écoles hors contrat ?

Lutter contre l’endoctrinement des enfants, c’est contrôler le privé hors-contrat…
La réglementation actuelle est inopérante pour lutter contre des volontés manipulatrices destinées à endoctriner des enfants. Elle doit être renforcée et la proposition de loi qui sera examinée mercredi reste bien timide au vu des dangers que représente une liberté d’enseignement sans contrôle qui serait investie par des idéologies qui sont nettement plus liberticides qu’un contrôle réglementaire.

Espérance Banlieues : un pan du voile se lève à Marseille
Face à l’enthousiasme de nombreux médias pour les écoles Espérance Banlieues, seules quelques voix se sont élevées pour dénoncer l’idéologie réelle de leurs projets. Ces voix furent parfois accusées de refuser aux élèves de banlieue l’extraordinaire chance que ces écoles prétendaient leur offrir alors que le service public n’y parvenait pas.Mais la réalité de ces écoles se dévoile progressivement.

Attention danger : mise en cause de la scolarité obligatoire
Des écoles alternatives osent désormais affirmer que l’obligation d’instruction constituerait une forme de maltraitance contre laquelle il conviendrait de protéger les enfants !

Fillon : le retour du chèque-éducation?
L’engagement de François Fillon pour le financement du privé hors contrat, sans en définir précisément les modalités, ouvre à nouveau les perspectives du chèque éducation.

Espérance banlieues : écoles de l’endoctrinement.
En brandissant le « risque d’éclatement communautariste » comme une motivation essentielle de leur projet, les responsables d’Espérance Banlieue révèlent son fondement essentiel : reconstruire une unité nationale sur les valeurs morales du catholicisme. C’est pourquoi elles revendiquent la mixité religieuse de leur public qui constitue la condition d’une stratégie missionnaire et prosélyte.

Système éducatif

Privatisation de la formation des enseignants
Carnets Rouges, mai 2019, n°16
Une stratégie de conquête marchande de la formation des professeurs est à l’œuvre et a déjà engagé des évolutions témoignant de sa volonté discrète, patiente mais déterminée à brouiller les frontières entre public et privé. Le principe d’une responsabilité exclusive de l’État dans la formation des enseignants de l’école publique reste encore une barrière efficace mais qui ne cesse d’être contournée et dont on peut craindre qu’elle cédera progressivement sous les coups de l’offensive marchande.


Privatiser la formation des enseignants
N’autre école, mars 2018
La revendication légitime d’une transformation de la formation ne peut donc être confondue avec les leurres d’une privatisation. Il en va des enjeux majeurs de l’action professionnelle enseignante et de sa centration sur les finalités émancipatrices de l’expérience collective, des savoirs et de la culture commune.


Action publique éducative : mesurer l’essentiel ?
Carnets Rouges, n°12, janvier 2018
L’usage d’indicateurs dans la gouvernance de l’action publique revendique une double perspective d’amélioration des services rendus aux usagers et de maîtrise des coûts. Il s’inscrit dans une culture du résultat qui, à en croire ses promoteurs, constituerait la garantie des finalités fondamentales de l’action publique en permettant de définir des priorités stratégiques et d’en mesurer les performances mais qui  en réalité ne résout aucune des tensions entre la réalité et les idéaux égalitaires. 


Dialectique de la liberté pédagogique et de l’intérêt général
Carnets Rouges, n°7, juin 2016
C’est dans une vision dialectique qu’il faut chercher à trouver les équilibres, non pas dans la fixation d’une frontière de la liberté enseignante mais dans la reconnaissance que cette question ne peut procéder que d’un jeu dynamique dans lequel les acteurs, y compris en fonction de leurs rôles institutionnels spécifiques, recherchent en permanence l’équilibre entre liberté pédagogique et intérêt général. 


Des vertus présumées de la nouvelle gouvernance
Inspecteur aujourd’hui, n°87, mars 2014
La nouvelle gouvernance est loin d’avoir fait la preuve des vertus qu’elle était censée distribuer dans nos administrations. C’est pourquoi nous continuons à porter un regard critique sur ses perspectives et à revendiquer que d’autres valeurs guident la réforme des organisations administratives.


Loyauté
Inspecteur aujourd’hui, n°72, juin 2010
La loyauté ne se résume pas à un concept univoque qui constituerait le prétexte d’une conception autoritariste de la hiérarchie. Elle ne peut se penser que dans la tension dialectique de la garantie du droit d’opinion du fonctionnaire et de la nécessité démocratique de la neutralité de l’enseignement.


Un consensus sur la formation des enseignants?
Un consensus semble s’établir pour affirmer que la formation des enseignants constituerait une clé essentielle de l’avenir du système scolaire. Le ministre, les enseignants et les organisations syndicales partageraient-ils cet élément d’analyse et de perspective ? … Non, car à bien entendre les propos, ce consensus n’est qu’une illusion


Attention danger : mise en cause de la scolarité obligatoire
Des écoles alternatives osent désormais affirmer que l’obligation d’instruction constituerait une forme de maltraitance contre laquelle il conviendrait de protéger les enfants !


Autonomie des établissements et réussite des élèves…
Le principe que l’autonomie des établissements produirait une amélioration de la qualité de l’action publique en matière d’éducation reste un postulat davantage guidé par l’idéologie que par l’analyse.


Fillon : le retour du chèque-éducation?
L’engagement de François Fillon pour le financement du privé hors contrat, sans en définir précisément les modalités, ouvre à nouveau les perspectives du chèque éducation.


Ouvrir l’école publique aux marchés scolaires

Développer les écoles privées ou marchandiser le service public : les stratégies différentes de la droite conservatrice et de la droite néolibérale.


Réduire la fonction publique n’est pas un choix rationnel
Médiapart, La réduction des services publics ne s’inscrit pas dans une logique dictée par des chiffres contrairement à ce que veulent faire croire ceux qui la promeuvent.


L’impasse des indicateurs chiffrés
La « philosophie » des politiques de modernisation de l’action publique vantait que l’indicateur permettrait une mesure plus objective de son efficacité. Mais en réalité, il ne s’agit pas de prendre en compte le réel mais de modeler l’indicateur en fonction d’une intention politique.


Système scolaire : le dogme de l’autonomie …
Pour défendre une autonomie plus grande du système scolaire, France Stratégie, organisme conseil auprès du premier ministre fait fi de la complexité, des légitimes interrogations et d’éventuelles contradictions… pour se limiter à répéter en boucle son credo : l’autonomie est la condition d’une meilleure performance du système scolaire.


Ecole: l’argumentation libérale surprise en flagrant délit de raconter n’importe quoi…

Quand l’argumentation libérale de l’IFRAP est surprise en flagrant délit de raconter n’importe quoi en matière de politique scolaire !


Formation des enseignants : la rhétorique des fausses évidences libérales.
Mediapart, 10 aout 2016
Formation des enseignants : la rhétorique des fausses évidences libérales. À propos de l’initiative de « Teach for France » (TFF)

Finalités de l’école

La question des inégalités scolaires : y a-t-il une fatalité ?
Intervention aux Rencontres de l’Éducation du CIDEFE, Montreuil (93), 23 octobre 2018
 » […] Il n’est donc pas question de renoncer mais de comprendre que sans cesse, l’école se trouvera confrontée à ce dilemme : constater son impuissance au sein d’un ordre économique où la domination des classes privilégiées ne cesse de s’accroître mais aussi porter l’espoir de la force émancipatrice de la connaissance et de la culture commune et ainsi vouloir que l’école soit le ferment d’un changement des conditions sociales et porte l’espoir d’une transformation égalitaire. »


Émanciper par la culture et les savoirs
Carnets rouges, n°13, mai 2018
La vision d’une école capable de construire une société égalitaire par la démocratisation des savoirs et de la culture commune pourrait passer pour une illusion impuissante face au constat d’une fonction scolaire dominatrice et reproductrice, servant essentiellement la conservation d’un ordre social et la valorisation du capital culturel dominant. Même si nous ne pouvons évidemment pas prétendre le faire hors des normes culturelles dominantes, nous ne devons cependant pas renoncer aux perspectives émancipatrices de l’école en défendant la capacité de chacun à construire une pensée, à élaborer une représentation du monde forgée par la connaissance, à faire usage d’une raison critique capable de questionner les préjugés.


Éduquer à la liberté, à l’égalité, à la fraternité
Regards Croisés n°23, septembre 2017
Pour un collégien vivant dans une banlieue pauvre, la valeur républicaine d’égalité s’inscrit trop souvent dans le doute, l’inquiétude ou le sentiment d’injustice. Quelles certitudes pourraient le convaincre du contrat social, pourraient le résoudre à renoncer à sa liberté absolue et à son strict intérêt individuel pour leur préférer les devoirs d’une communauté politique capable de garantir les droits qui naissent de ces devoirs ?


Les leurres de la bienveillance
avec Christine PASSERIEUX
Carnets Rouges n°10, mai 2017
L’éducation positive ne se préoccupe guère de la compétence didactique. Elle feint d’ignorer que la difficulté d’un élève à apprendre ne peut s’expliquer par le seul fait d’une estime de soi insuffisante. Non pas que l’apprentissage ne s’inscrive pas aussi dans des processus psychologiques mais qu’il reste avant tout une élaboration intellectuelle. Or la bienveil- lance du maître ne peut y suffire. Qu’elle constitue une condition favorable, ne lui permet en rien de faire l’économie de l’essentiel, c’est-à-dire de la construction didactique de la situation d’apprentissage. À défaut, la plus généreuse des bienveillances ne peut rien face à une difficulté résistante. Et répéter à un élève que vous le croyez capable de réussir sans lui donner la possibilité effective de cette réussite ne peut apparaître que comme le pire des paradoxes d’une volonté de bienveillance.


Méfions-nous de l’usage si répandu de la notion de bienveillance…
Intervention en stage FSU, Bordeaux, 14 octobre 2014
« Je n’ai pas l’intention ici de contester que la qualité de la relation avec les élèves soit un objet de travail nécessaire et une condition de leur réussite. Je ne nierai pas non plus que la réflexion et la formation soient indispensables pour améliorer certaines pratiques professionnelles insuffisamment préoccupées de ces questions. Je voudrais juste interroger l’émergence subite et omniprésente de ce concept de bienveillance »


Dialectique de la liberté pédagogique et de l’intérêt général
Carnets Rouges, n°7, juin 2016
C’est dans une vision dialectique qu’il faut chercher à trouver les équilibres, non pas dans la fixation d’une frontière de la liberté enseignante mais dans la reconnaissance que cette question ne peut procéder que d’un jeu dynamique dans lequel les acteurs, y compris en fonction de leurs rôles institutionnels spécifiques, recherchent en permanence l’équilibre entre liberté pédagogique et intérêt général.


En finir avec le pédagogisme?
Jean-Michel Blanquer annonce vouloir en finir avec le pédagogisme. Pour quelqu’un qui avait annoncé vouloir transcender les clivages stériles, la période de volonté conciliatrice aura été bien courte. Car l’opposition binaire qui enjoint aux enseignants de se ranger soit du côté des « pédagogiques », soit du côté des « républicains » est une opposition stérile.


A qui profite le discours outrancier sur l’école?
A propos du livre de Carole BARJON : Qui sont les assassins de l’école?
Mediapart, 24 septembre 2016
La dualité entre le laxisme pédagogique et le conservatisme républicain est une invention de polémistes qui ne permet en rien de comprendre les enjeux des débats de politique scolaire, parce qu’elle les enferme dans leurs extrémités idéologiques sans être aucunement capable de rendre compte de l’immense complexité des conceptions enseignantes et de sa conséquence sur les pratiques professionnelles.


Les fantasmes d’une éducation spontanée par les désordres de la vraie vie
Une image diffusée, depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux pour dénoncer les écarts entre l’ordre scolaire des disciplines et la « vraie vie » : l’école y est représentée par une image d’ordre : tout est classé, rien ne se mélange, rien ne déborde. La vie au contraire éclate de mélanges, de débordements, de dégoulinures. La vraie vie, quoi!


Se méfier des mythologies de l’éducation positive
Éducation positive, discipline positive, évaluation positive … La positivité envahit le discours pédagogique enjoignant à l’école une mission de réussite heureuse basée sur la bienveillance, l’harmonie des relations et le bonheur des apprentissages.

Numérique

Peut-on enjoindre aux enseignants d’innover ?
Inspecteur aujourd’hui n°102 , décembre 2017
L’innovation est désormais affirmée par beaucoup comme une nécessité qualitative du travail enseignant et une condition indispensable pour en assurer le progrès. Pourtant rien ne montre que l’innovation soit systématiquement capable de porter la  réussite des élèves au point qu’elle fonderait la légitimité d’une injonction institutionnelle à innover.


La question du numérique à l’école doit rester une question didactique
Regards Croisés n°22, juin 2017
D’aucuns, considérant que le numérique porterait en soi les vertus d’une efficacité intangible, voudraient le considérer comme l’opportunité fondamentale d’une meilleure démocratisation des savoirs. Douter que cette opportunité puisse porter un changement de paradigme qui, par essence, faciliterait les apprentissages, ne peut évidemment être confondu avec une position de refus global qui condamnerait l’usage numérique à l’école. Mais pour autant constitue-t-il une révolution dont la nature nous contraindrait à remettre en question fondamentalement les conceptions de la transmission et de la construction des savoirs ?


Sorties de classe Apple
Pouvons-nous laisser une entreprise privée instrumentaliser les élèves du service public aux fins d’un intérêt commercial particulier?