Éducation prioritaire

Education prioritaire  : le renoncement
AOC, 1er février 2021
L’annonce d’une expérimentation ponctuelle limitée à trois académies cache mal une volonté de transformation globale et radicale de l’éducation prioritaire. On a tout lieu de craindre que s’ébauchent les desseins habituels des politiques scolaires libérales qui sous les couverts d’une rhétorique de la réussite et du mérite renonceront une fois de plus à une véritable démocratisation des savoirs et de la culture commune pour se suffire de quelques réussites singulières voulues pour masquer la préservation des inégalités et la reproduction des positions sociales.

Nouvelle réforme de l’éducation prioritaire  : une vision très libérale de la question sociale
Lettre de l’Institut de recherches de la FSU, 2 décembre 2020
Les récentes annonces de la secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire, sous couvert d’une expérimentation limitée et dont les issues ne seraient pas encore décidées, dessinent, en réalité, la perspective d’une réforme radicale qui renoncerait à une politique nationale d’éducation prioritaire pour lui préférer des contractualisations locales. Ce n’est plus une réforme à l’aune de celles qui ont successivement transformé la politique d’éducation prioritaire depuis quarante ans, c’est en réalité la fin du modèle actuel de l’éducation prioritaire.

Quel avenir pour l’Education prioritaire ?
Inspecteur aujourd’hui, n°109, septembre 2019

Le cœur du pilotage de la politique d’éducation prioritaire doit rester l’accompagnement du travail quotidien d’en seignement, accompagnement conduit dans la perspective de la démocratisation par l’analyse concertée des pratiques, le soutien au travail d’équipe, le développement des compétences didactiques et pédagogiques. Hélas, on peut fortement douter que ce soit ce qui se dessine des orientations essentielles de la politique à venir.