Articles et billets de Paul Devin

Nouvelles cultures managériales
« Bougeons l’Ecole », Lurs (04), 6 octobre 2018

Comment le néo-management modifie les cultures de l’encadrement et transforme les principes fondamentaux d’organisation de l’action publique dans une perspective d’ouverture du marché scolaire et de transformation des statuts. 


Pédagogie scientifique et éducation nouvelle
Carnets Rouges, n°14, octobre 2018

Alors que l’autoritarisme ministériel de Jean-Michel Blanquer prétend se fonder sur les vérités incontournables d’une science qui serait capable de déterminer avec certitude l’action professionnelle des enseignants, il est sans doute utile de se pencher sur les idées de ceux qui, il y a maintenant un siècle, affirmèrent pour la première fois la volonté de fonder une pédagogie scientifique. Car ils ne le firent pas pour légitimer une prescription méthodologique mais, tout au contraire, pour libérer l’éducation des conceptions traditionnelles de dressage et de conditionnement.


Tribune dans Le Monde
7 aout 2018

Le discours gouvernemental qui, au cœur de l’été, annonce des transformations profondes pour l’Éducation nationale nous assure être guidé par la volonté de mieux consacrer les moyens du système éducatif à la réussite de tous les élèves. Mais quelle est la capacité d’une politique à nourrir une telle ambition dans le cadre d’une doxa budgétaire qui exclut que soient envisagés les investissements nouveaux qui seraient nécessaires pour atteindre cette finalité ?


Renoncer à la forme scolaire de la maternelle?
Inspecteur aujourd’hui, n°104, juin 2018

Une note d’analyse de France Stratégie, publiée en mars 2018, propose de confier l’école maternelle à une institution nouvelle chargée de l’éducation des moins de six ansMais faut-il déscolariser la petite enfance pour lutter contre la primarisation ?


Transformer l’école maternelle? 
AOC, Analyse, Opinion, Critique (https://aoc.media), 3 juillet 2018

Alors que s’ouvre à Nancy le Congrès de l’AGEEM ( l’Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques), le rôle dévolu à l’école maternelle reste l’objet de vifs débats. Derrière le volontarisme affiché du ministre de l’Éducation nationale, l’instrumentalisation de la fausse querelle entre «socialisation» et «apprentissage» empêche une véritable réforme.


Programmes « Agir pour l’école » : seul le doute devrait s’imposer !
juin 2018

Le ministère affirme désormais que les programmes d’Agir pour l’Ecole « divisent la difficulté scolaire par deux » mais la réalité de leurs effets est pourtant bien différente. Si les études ont montré que la méthode parvenait à renforcer les compétences spécifiques sur les habiletés qu’elle entraînait intensivement, aucune recherche scientifique n’a jamais établi qu’elle ait un effet bénéfique à terme sur la compétence de lecture. Une bonne raison de ne pas accepter d’être contraints à les mettre en oeuvre.


Émanciper par la culture et les savoirs
Carnets rouges, n°13, mai 2018
La vision d’une école capable de construire une société égalitaire par la démocratisation des savoirs et de la culture commune pourrait passer pour une illusion impuissante face au constat d’une fonction scolaire dominatrice et reproductrice, servant essentiellement la conservation d’un ordre social et la valorisation du capital culturel dominant. Même si nous ne pouvons évidemment pas prétendre le faire hors des normes culturelles dominantes, nous ne devons cependant pas renoncer aux perspectives émancipatrices de l’école en défendant la capacité de chacun à construire une pensée, à élaborer une représentation du monde forgée par la connaissance, à faire usage d’une raison critique capable de questionner les préjugés.


La politique Blanquer : liberté ou injonction?
in Alex TRANI (coord), Blanquer, un libéralisme autoritaire contre l’éducation, Copernic, Editions Syllepse, mars 2018

« Si cette vision de la gouvernance se pare des atours de la confiance et de la liberté, on peut craindre qu’elle soit en réalité porteuse des formes les plus insupportables de l’autorité, celles de l’arbitraire et du pouvoir personnel. La politique Blanquer ouvre de telles perspectives. À ceux qui seraient séduits par le discours de liberté qui les masque, l’avenir risque de réserver de douloureuses déconvenues tant dans les réalités quotidiennes de leurs exercices professionnels que dans les ambitions qu’ils portent pour la démocratisation de la réussite scolaire. »


La science peut-elle produire une évidence pédagogique?
Regards croisés, mars 2018
Au cœur du métier de l’enseignant, le travail didactique suppose l’acceptation d’une complexité, d’une insatisfaction permanente, d’un renoncement à la méthode idéale pour permettre, à la croisée des résolutions pratiques et des élaborations théoriques, une analyse continue des relations entre élèves et savoirs capable de conduire des adaptations incessantes. C’est cette compétence là qu’il faut soutenir, y compris par les productions de la recherche scientifique plutôt que de leurrer les enseignants sur les effets miraculeux de quelques procédés et la réassurance offerte par quelques vérités fragmentaires.


Privatiser la formation des enseignants
N’autre école, mars 2018
La revendication légitime d’une transformation de la formation ne peut donc être confondue avec les leurres d’une privatisation. Il en va des enjeux majeurs de l’action professionnelle enseignante et de sa centration sur les finalités émancipatrices de l’expérience collective, des savoirs et de la culture commune.


Écoles de l’endoctrinement
Enjeux, n°251, mars 2018
Allons-nous laisser se développer des écoles où l’endoctrinement de jeunes enfants est possible? Récemment une enquête a montré que cela pouvait aller jusqu’à des proximités entre une école et des mouvements considérant Hitler comme le « plus grand bâtisseur social » ! Sans doute de telles extrémités ne concernent pas toutes les écoles hors contrat mais elles témoignent de ce qui est possible, lorsqu’au nom de la liberté l’État renonce à ses prérogatives de contrôle pourtant légitimement fondées dans son devoir de protection des enfants et notamment ceux qui découlent de l’article 14 de la Convention des Droits de l’Enfant.


Pourquoi une charte déontologique à l’initiative d’une organisation syndicale de personnels d’inspection de l’Éducation nationale ?
Éducation et Devenir, n°30, mars 2018
Notre volonté de défendre un syndicalisme de transformation sociale écarte la seule perspective corporatiste pour interroger la question déontologique dans la perspective des idéaux démocratiques. Une lecture superficielle de notre charte a conduit à des réactions parfois vives, considérant comme une incongruité que des cadres de la Fonction publique puissent revendiquer leur indépendance ou questionner les conditions de la relation hiérarchique. Pourtant, la charte SNPI-FSU fait preuve des exigences qui doivent caractériser l’exercice professionnel du fonctionnaire et conduire les cadres à interroger de façon continue les conditions de la légitimité de leur autorité. Il en va d’une conception démocratique de l’organisation des services publics.


Action publique éducative : mesurer l’essentiel ?
Carnets Rouges, n°12, janvier 2018
L’usage d’indicateurs dans la gouvernance de l’action publique revendique une double perspective d’amélioration des services rendus aux usagers et de maîtrise des coûts. Il s’inscrit dans une culture du résultat qui, à en croire ses promoteurs, constituerait la garantie des finalités fondamentales de l’action publique en permettant de définir des priorités stratégiques et d’en mesurer les performances mais qui  en réalité ne résout aucune des tensions entre la réalité et les idéaux égalitaires. 


Peut-on enjoindre aux enseignants d’innover ?
Inspecteur aujourd’hui n°102 , décembre 2017
L’innovation est désormais affirmée par beaucoup comme une nécessité qualitative du travail enseignant et une condition indispensable pour en assurer le progrès. Pourtant rien ne montre que l’innovation soit systématiquement capable de porter la  réussite des élèves au point qu’elle fonderait la légitimité d’une injonction institutionnelle à innover.


L’école et les parents : coopération et séparation
Carnets Rouges n°11, octobre 2017
La nécessité de construire des relations qualitatives entre l’école et les parents ne peut dispenser d’interroger les projets de coéducation dans les perspectives de l’égalité.


Éduquer à la liberté, à l’égalité, à la fraternité
Regards Croisés n°23, septembre 2017
Pour un collégien vivant dans une banlieue pauvre, la valeur républicaine d’égalité s’inscrit trop souvent dans le doute, l’inquiétude ou le sentiment d’injustice. Quelles certitudes pourraient le convaincre du contrat social, pourraient le résoudre à renoncer à sa liberté absolue et à son strict intérêt individuel pour leur préférer les devoirs d’une communauté politique capable de garantir les droits qui naissent de ces devoirs ?


La question du numérique à l’école doit rester une question didactique
Regards Croisés n°22, juin 2017
D’aucuns, considérant que le numérique porterait en soi les vertus d’une efficacité intangible, voudraient le considérer comme l’opportunité fondamentale d’une meilleure démocratisation des savoirs. Douter que cette opportunité puisse porter un changement de paradigme qui, par essence, faciliterait les apprentissages, ne peut évidemment être confondu avec une position de refus global qui condamnerait l’usage numérique à l’école. Mais pour autant constitue-t-il une révolution dont la nature nous contraindrait à remettre en question fondamentalement les conceptions de la transmission et de la construction des savoirs ?


Prédicat : démocratiser la maîtrise de la langue n’est pas un problème de catégorisation grammaticale
Carnets Rouges n°10, mai 2017
La polémique qui a cru pouvoir juger de la qualité de l’enseignement de la langue française autour de la question du prédicat est révélatrice des difficultés que nous rencontrons lorsqu’il s’agit de penser l’enseignement de la gram- maire dans un pays où les réactions passionnelles sur le sujet font souvent fi de la question essentielle, celle de la finalité de cet enseignement à l’école.


Les leurres de la bienveillance
avec Christine PASSERIEUX
Carnets Rouges n°10, mai 2017
L’éducation positive ne se préoccupe guère de la compétence didactique. Elle feint d’ignorer que la difficulté d’un élève à apprendre ne peut s’expliquer par le seul fait d’une estime de soi insuffisante. Non pas que l’apprentissage ne s’inscrive pas aussi dans des processus psychologiques mais qu’il reste avant tout une élaboration intellectuelle. Or la bienveil- lance du maître ne peut y suffire. Qu’elle constitue une condition favorable, ne lui permet en rien de faire l’économie de l’essentiel, c’est-à-dire de la construction didactique de la situation d’apprentissage. À défaut, la plus généreuse des bienveillances ne peut rien face à une difficulté résistante. Et répéter à un élève que vous le croyez capable de réussir sans lui donner la possibilité effective de cette réussite ne peut apparaître que comme le pire des paradoxes d’une volonté de bienveillance.


Pour une inclusion raisonnée
revue du CERFOP, n°31, novembre 2016
Sans doute, quelques-uns accuseront cet article de freiner l’élan avec lequel notre société affirme sa volonté de lutter contre l’exclusion. Peut-être même l’accuseront ils de porter des idées réactionnaires et ségrégatives. Ils se trompent : il n’a d’autre volonté que celles d’une lutte pour l’égalité. Il interroge seulement l’idéalisme des discours pour lui préférer le matérialisme d’une action sociale mesurée à l’aune de la réalité de ses effets. Et c’est pour cela qu’il ne peut suffire de décréter l’inclusion et que nous devons la raisonner.


Ne contraignons pas les enseignants à une interdisciplinarité prescrite (interview)
Le Monde, La lettre de l’Éducation, juin 2016
A propos de l’opposition à la réforme du collège


Dialectique de la liberté pédagogique et de l’intérêt général
Carnets Rouges, n°7, juin 2016
C’est dans une vision dialectique qu’il faut chercher à trouver les équilibres, non pas dans la fixation d’une frontière de la liberté enseignante mais dans la reconnaissance que cette question ne peut procéder que d’un jeu dynamique dans lequel les acteurs, y compris en fonction de leurs rôles institutionnels spécifiques, recherchent en permanence l’équilibre entre liberté pédagogique et intérêt général. 


Des vertus présumées de la nouvelle gouvernance
Inspecteur aujourd’hui, n°87, mars 2014
La nouvelle gouvernance est loin d’avoir fait la preuve des vertus qu’elle était censée distribuer dans nos administrations. C’est pourquoi nous continuons à porter un regard critique sur ses perspectives et à revendiquer que d’autres valeurs guident la réforme des organisations administratives.


Loyauté
Inspecteur aujourd’hui, n°72, juin 2010
La loyauté ne se résume pas à un concept univoque qui constituerait le prétexte d’une conception autoritariste de la hiérarchie. Elle ne peut se penser que dans la tension dialectique de la garantie du droit d’opinion du fonctionnaire et de la nécessité démocratique de la neutralité de l’enseignement.

 

Les billets sur Le Club Médiapart

  • Mais qu’est-ce qu’apprendre à lire ?

    Agir pour l’École assure que ses programmes intègrent le travail de la compréhension mais de quelle compréhension s’agit-il ?


  • La grammaire, les querelles idéologiques et le mépris des élèves…

    La présidente du Conseil supérieur des programmes (CSP), Souad Ayada, vient de remettre son projet de réajustement des programmes. On se souvient qu’elle avait annoncé ses intentions avec une détermination qui, pour le moins, ne pêchait pas par excès de subtilité : elle voulait, affirmait-elle, en finir avec les âneries…


  • Programmes Agir pour l’Ecole : seul le doute devrait s’imposer

    Aucune recherche scientifique n’a jamais établi que les programmes Agir Pour l’Ecole aient un effet bénéfique à terme sur la compétence de lecture. Une bonne raison de ne pas accepter d’être contraints à les mettre en oeuvre.

  • Un consensus sur la formation des enseignants?
    Un consensus semble s’établir pour affirmer que la formation des enseignants constituerait une clé essentielle de l’avenir du système scolaire. Le ministre, les enseignants et les organisations syndicales partageraient-ils cet élément d’analyse et de perspective ? … Non, car à bien entendre les propos, ce consensus n’est qu’une illusion…

  • Les vérités de Jean-Michel Blanquer
    5 JUIN 2018
    L’école que défend le ministre est loin d’être guidée par la seule objectivité des choix. Elle porte un projet idéologique et politique particulier auquel des citoyens peuvent ou non adhérer mais qu’il est inquiétant de vouloir caractériser comme incarnant la vérité ! Il convient donc de douter des vérités de Jean-Michel Blanquer.


  • Jean-Michel Blanquer : plus que jamais, populiste et autoritariste
    L’idéologie simplificatrice, le discours populiste, l’autoritarisme … tous les ingrédients d’une politique qui tente désespérément de cacher son incapacité à faire preuve de la détermination budgétaire nécessaire pour améliorer l’école.


  • École maternelle : sérieux doutes au lendemain des assises…
    A en croire notre ministre, il y aurait eu au travers de ces assises un moment historique, une prise de conscience que l’école maternelle « ne doit pas opposer épanouissement et connaissances ».
    Mais qui aujourd’hui défend une telle opposition ?
    En tout cas, pas les programmes de 2015 dont il est évident qu’ils sont fondés sur cette double préoccupation de l’adaptation aux jeunes enfants (et des volontés d’accueil, d’accompagnement, de réponse aux besoins, de mise en valeur qu’elles présument) et de la mise en œuvre d’apprentissages (et des ambitions intellectuelles comme des mises en œuvre didactiques qu’elles supposent).


  • Un nouvel âge pour la maternelle?
    23 MARS 2018
    France Stratégie propose la fin de l’école maternelle.


  • Programme «Parler»: des enseignants témoignent
    La mise en œuvre des programmes «Parler» par l’association Agir pour l’École (APE) soulève de nombreux problèmes que la communication officielle continue à taire pour ne témoigner que de l’enthousiasme et de la réussite des élèves. La réalité est sensiblement différente. Des enseignants en témoignent.


  • Loi Gatel : une réelle avancée?
    La proposition de loi de Françoise Gatel adoptée mercredi par le Sénat permettra-t-elle une avancée notable dans le contrôle des écoles hors contrat ?


  • Lutter contre l’endoctrinement des enfants, c’est contrôler le privé hors-contrat…
    La réglementation actuelle est inopérante pour lutter contre des volontés manipulatrices destinées à endoctriner des enfants. Elle doit être renforcée et la proposition de loi qui sera examinée mercredi reste bien timide au vu des dangers que représente une liberté d’enseignement sans contrôle qui serait investie par des idéologies qui sont nettement plus liberticides qu’un contrôle réglementaire.


  • Les incantations de Cédric Villani.
    Cédric Villani est-il conscient que l’amélioration du service public d’éducation ne peut se résoudre dans une liste de vœux, de préconisations, de recommandations qu’aux conditions de s’interroger sur la réalité de leur mise en œuvre ?


  • De la pertinence de la scolarisation à deux ans…
    11 FÉVR. 2018
    Pour le ministre de l’Éducation nationale, l’école pour les deux ans n’est pas une solution pertinente…  Faut-il se ranger derrière cet avis qu’il prétend fondé sur le pragmatisme ?


  • Mais de quels parents et de quels enseignants parle Aurore Bergé ?
    2 FÉVR. 2018

    Difficile de reconnaître l’école actuelle et ses réalités quotidiennes dans le rapport parlementaire qu’Aurore Bergé consacre aux relations entre parents et enseignants.


  • Cyrulnik et la maternelle…
    Petite exégèse d’une interview parue dans Ouest France, le 6/01/2018


  • Et si le ministre tirait les véritables leçons de PIRLS ?

    PIRLS 2016 nous confirme, une fois de plus, que les difficultés de l’école française dans l’apprentissage de la lecture n’ont rien à voir avec la méthode globale et ne se résoudront pas dans une centration exclusive de l’activité d’enseignement sur les questions grapho-phonologiques.


  • Science et pédagogie : déformations et impostures (2)
    « Agir pour l’école » et PARLER

    Quand l’argument de la validation scientifique apparaît à nouveau comme une stratégie de communication pour défendre des choix idéologiques sans que réellement on puisse en tirer quelque conclusion que ce soit pour légitimer les méthodes prônées.


  • Les évaluations CP : graves questions sur leur usage
    Le ministère demande aux enseignants de CP de mettre en œuvre des évaluations nationales. Leur but est diagnostique et doit permettre aux enseignants d’organiser les apprentissages en fonction des besoins des élèves. Ces évaluations posent de multiples problèmes.


  • Espérance Banlieues : un pan du voile se lève à Marseille
    Face à l’enthousiasme de nombreux médias pour les écoles Espérance Banlieues, seules quelques voix se sont élevées pour dénoncer l’idéologie réelle de leurs projets. Ces voix furent parfois accusées de refuser aux élèves de banlieue l’extraordinaire chance que ces écoles prétendaient leur offrir alors que le service public n’y parvenait pas.Mais la réalité de ces écoles se dévoile progressivement.


  • Science et pédagogie : déformations et impostures (1)
    l’expérimentation Alvarez


  • Emplois aidés : graves menaces pour la scolarisation des élèves handicapés
     (màj : 19 AOUT 2017)
    L’annonce de la réduction massive des contrats aidés met fortement en doute la priorité annoncée sur le handicap. 


  • Droits et obligations des fonctionnaires : revendiquer la liberté légale d’expression
    De récents débats sur les réseaux sociaux et quelques articles dans la presse spécialisée ont soulevé à nouveau la question des obligations des fonctionnaires quant à leur expression publique sur les blogs et les réseaux sociaux. Si certaines réactions font preuve d’une recherche objective du droit, d’autres témoignent de confusions que ce billet tente de dissiper.


  • Liberté et confiance : le credo libéral de JM Blanquer

    Les déclarations de JM Blanquer confirment sa conception libérale de l’école. En posant le primat de la liberté comme principe de l’action publique scolaire, il continue à dresser les lignes d’une politique qui risque de renforcer les défauts inégalitaires du système scolaire français.


  • Pourquoi relancer les débats sur la lecture ?
    Un récent séminaire à destination des inspecteurs a relancé les récurrents débats sur la place respective du code et du sens dans l’apprentissage de la lecture en insistant sur la maîtrise du code, au nom d’un retour nécessaire aux fondamentaux.


  • Le ministre, la «science» et le redoublement …
    C’est dans la formation et dans l’attribution de moyens à la hauteur des enjeux que se gagnera la bataille de l’égalité scolaire. Pas dans le retour de stériles polémiques sur le redoublement.


  • En finir avec le pédagogisme?
    Jean-Michel Blanquer annonce vouloir en finir avec le pédagogisme. Pour quelqu’un qui avait annoncé vouloir transcender les clivages stériles, la période de volonté conciliatrice aura été bien courte. Car l’opposition binaire qui enjoint aux enseignants de se ranger soit du côté des « pédagogiques », soit du côté des « républicains » est une opposition stérile.



  • Ceux qui travaillent en REP…
    Il faut toujours faire la part d’un rapport et de ses interprétations par la presse. Contrairement à ce que quelques médias ont cru bon d’affirmer, le CNESCO ne préconise pas explicitement la suppression des REP. Pour autant, la violence du discours critique qu’il tient sur l’éducation prioritaire n’a pu laisser indemne tous celles et ceux qui y travaillent. 


  • Lutte contre le harcèlement…
    quand la « com » tente de masquer l’insuffisance de l’action….


  • Se méfier des mythologies de l’éducation positive
    Éducation positive, discipline positive, évaluation positive … La positivité envahit le discours pédagogique enjoignant à l’école une mission de réussite heureuse basée sur la bienveillance, l’harmonie des relations et le bonheur des apprentissages.


  • La mise en oeuvre de la réforme du collège suppose-t-elle l’obéissance des fonctionnaires?
    Le ministère ne ménage pas ses efforts pour convaincre du bien-fondé de la réforme du collège en postulant que les réactions d’opposition ne résulteraient que d’une insuffisante incompréhension de son projet. Mais lorsque les tentatives argumentaires échouent, que l’explication supplémentaire ne suffit à convaincre, l’intervention s’appuie parfois sur le principe apparemment évident de la subordination de l’action du fonctionnaire à la décision politique.


  • Quand le sondage d’opinion guide la communication ministérielle
    Si le projet politique d’une éducation nationale appartient à la nation, sa mise en œuvre pédagogique et didactique ne peut relever que des enseignants, seuls à disposer des savoirs professionnels nécessaires pour appréhender la complexité des situations d’apprentissage.


  • L’orthographe, la ministre et les programmes
    En annonçant, lors de la présentation des programmes 2016, le retour à la dictée quotidienne, Najat Vallaud-Belkacem a pris la suite de nombreux de ses prédécesseurs qui se sont saisi de l’orthographe pour en faire le signe de leur attachement aux apprentissages fondamentaux.